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- Titre : Piloophaz - Augure
- Album : B Side 1998-2008
- Année : 2007
Paroles :
Couplet 1 :
Augure, mauvais comme son temps, sombre est mon timbre,
Endure au sein de ce carcan, obscure mais loin d'être à plaindre,
Je me dois de peindre et ce à plein temps, gardant humble mon ton,
Les va-et-vient de ce bain de sang, sans jamais baisser le menton,
Nous nous mentons à nous-mêmes acceptant moults mentors,
Régissant nos vies par leurs règles, dilemme on aime les entorses.
Torse nu certains lapident en vain leurs tortionnaires,
Tandis que nos urnes servent de démocrates divins éternels pensionnaires,
D'une bâtisse où la bassesse est maîtresse de l'illusion,
L'homme n'est qu'un chien, d'hypocrites caresses apaisent ses contusions,
La confusion naît de nos cauchemars, terrains de leurs succubes,
Nous faisant croire qu'on peut vivre bien avec le SMIC et une game cube,
L'incubation de l'amertume prit une vingtaine d'années,
Peu importe la situation, des tunes ? l'ange est pourtant damné,
Amené à renier sa race ainsi que ses archétypes,
Je représente la masse résistante, l'athéisme comme éthique.
Refrain :
La race humaine dangereusement se communautarise,
S'appliquant à elle-même ce qu'elle fit à toutes ces mers qui se tarissent,
Les bras d'un père devinrent à leur tour, des zones à risque,
Qu'est ce qui sauvera la terre, j'en suis navré c'est sûrement pas un disque.
Couplet 2 :
Baal dirige nos pensées, hordes infernales,
De l'encéphale j'ôte le fermoir, mon but étant de faire mal,
Ces putes fermentent dans l'élixir qui les mènera,
A ce cauchemar qui les excite; là où leur race s'éliminera.
Baigné d'apocalypse, le sang d'un peuple dans un calice,
Le christianisme, une cicatrice, tant de génocides pour un caprice.
Actrice de sa démence, la faucheuse s'esclaffe,
Voit ces esprits, tous les dimanches, qui sanctifient leur rôle d'esclave.
Mais ce glaive pèse sur de multiples confessions,
Les noms et les génèses diffèrent, tous synonymes de régression,
Les secrétions adultes bafouèrent les muqueuses enfantines,
Quand les écrits de vos cultes se transposèrent dans des comptines !
Les cantines, terrain de fusillades au grand dam des croisés,
Quand un imam raille manhatan, ces amnésiques se sentent froissés,
Je crois que c'était écrit de la main d'un empaffé,
Conditionnant par ses récits notre futur autodafé.
Refrain
Couplet 3 :
L'office religieux est devenu du folklore,
On ferme les yeux mais depuis 2000 ans, l'homme est extrait de son corps,
Son code pénal, son catéchisme, ses dogmes du lycée,
Nous cloisonne dans la peur ce prisme, alibi de nos états policiers.
Je m'adresse à vous, ici est ce que le paradis justifie,
Qu'on crucifie nos frères et que vos représentants violent des filles,
Agées de 5 ans, on devrait encore croire au rêves,
Moi je crois en l'enfant et j'en suis sûr, quand on grandit on crève !
Eve saisit le serpent, communautaire séisme,
Attendant qu'elle se repente, l'homme se borne, s'enterre dans le sexisme,
Il excise, lynche, maltraite en rentrant du boulot,
Lave ton linge sale, femme, matraque l'infâme à grand coup de rouleau.
Refrain